CE QUE LES VENDÉENS IGNORAIENT

Aizenay-Bouguenais : 24-31 (moins de 15 G région)

Cette première phase du championnat pourrait se résumer ainsi.
Matchs aller : on fait connaissance et Bouguenais en profite pour s’installer à la première place.
Matchs retour : on affûte son jeu et on donne tout pour faire chuter le leader.

C’est un peu simpliste mais c’est ce que nous avons clairement ressenti dans ce déplacement. Battus largement aux Bélians (42-19) Aizenay a montré son ambition dès les première secondes : accrocher la CJB pour lui faire mettre un genou à terre. Il a fallu attendre les dernières minutes pour que ce scenario devienne irréaliste.

Ce que les vendéens ignoraient, c’est ce que ça aurait pu être le bon moment ! Les circonstances font que notre équipe joue à 9, sans Ewan, ni Clément, ni Milo. Ce n’est pas l’effectif le plus puissant qui vient jouer ce match retour et depuis les tribunes, ça s’est vu.

 

Acte 1 : un peu brouillon

Comme si le collectif manquait de ses marques habituelles, le jeu est plutôt brouillon. Le bon gardien d’Aizenay ne vous dira pas le contraire. Quelques-uns de ses beaux premiers arrêts et des échecs de la CJB ont le chic pour nous laisser perplexes. D’ailleurs, un temps mort posé à 2-1 au bout de 2’ de jeu par notre coach, n’est-ce pas plutôt rare ?

Il fallait bien ça pour remettre les pendules à l’heure. Bouguenais se remet sur ses rails et parvient à prendre le large (2-5 à la 7’).

Mais Aizenay ne renonce pas et la CJB n’a pas totalement trouvé ses marques avec cet effectif particulier. Avec une série de maladresses élémentaires, un gardien d’Aizenay décidément efficace et de deux exclusions rapprochées, le compteur de Bouguenais reste bloqué. Le score se réduit même très considérablement jusqu’à l’égalisation : 11-11 à la 19’ ! Puis 13-15 à la mi-temps.

On pouvait lire dans les yeux de la 10aine de supporters bouguenaisiens : « on croyait que cette après-midi allait être moins stressante. »

 

 

Acte 2. Décollage (pas) immédiat

C’est reparti. Haut les coeurs ! Notre équipe a affronté des situations plus périlleuses.

Dès les 10 premières minutes, le jeu de la CJB fait plaisir à voir. Au tour de Thomas de sortir de magnifiques arrêts. Titouan trouve ses marques sur l’aile gauche et marque une sacré belle série de buts, coup sur coup.

Avec 6 buts d’avance (16-22), on se dit qu’on y est peut-être déjà ? Mais ce ne serait pas un peu trop tôt pour espérer quoi que ce soit ? Les vendéens posent un temps mort, retrouvent leurs esprits et sèment à nouveau le doute.

Coriaces, les revoilà à 20-22 à la 38’.

Plus que 10’ et toujours pas de main orange posée sur le match.

Ce que les vendéens ignoraient, c’est que la CJB, ses coachs (ils étaient 3 ce samedi!) et ses joueurs ont parfois des pouvoirs surnaturels. Bouguenais sent qu’il va falloir allumer un deuxième moteur et sortir les grands moyens.

Comment le dire simplement ? Une piste de décollage orange est discrètement posée sur le terrain. Les uns après les autres, nos 9 joueurs, Neil en tête, prennent leur envol de grands migrateurs. 4 buts d’avance à la 44’, puis 5, puis 6, puis 7. Les dernières minutes ont la puissance de l’évidence.

24-31. Voilà un leader a été à la hauteur de son rang. Ce qui est beau avec une telle équipe, c’est sa capacité à faire ce qu’il y a à faire au bon moment.

Aizenay rien oublié ?
Ah si !
Bravo à Neil, Dief, Titouan, Simon Edgard, Thomas, Baptiste, Marius, Jules.
Bravo à leurs coachs Laurent, Alex et Alexis !

RV