UN MATCH ÉTRANGE MAIS VICTORIEUX !

Bouguenais-St Nazaire : 38-16 (moins de 17 G région)

Parfois, les matchs sont facilement lisibles. A force d’en voir, on arrive même à les faire entrer dans des catégories.
Par exemple : ça commence fort. Les deux équipes se tiennent dans un mouchoir de poche. Un but d’avance. Égalité. Un but de retard. L’incertitude règne jusqu’à la fin. Ça c’est le bon match !

Ou bien : ça commence fort. Une des deux équipes affiche immédiatement sa supériorité. L’adversaire n’arrive pas à émerger. Pas hyper drôle. La certitude règne jusqu’à la fin.

Ou bien : ça commence fort. Les deux défenses ont levé le pont levis. Très peu de buts. On regarde le chronomètre. On se demande qui va craquer. On dirait un bras de fer. La tension règne jusqu’à quelques minutes avant la fin. C’est le plus fort psychologiquement qui l’emporte. Ça, c’est stressant.

Ou bien : ça ne commence pas fort. Moins drôle. Les joueurs ne sont pas dans un bon jour. C’est mou. C’est maladroit. On a qu’une idée en tête : que le match se termine vite et qu’on passe à la suite.

Samedi, le match des moins de 17, c’était encore autre chose. C’était… étrange. Comme si notre équipe, beau deuxième au classement derrière le Hbc Nantes, avait eu envie de faire original et de contester les catégories habituelles. Ça sentait le match atypique, comme s’il y avait eu plusieurs matchs à l’intérieur d’un seul.

D’abord, les premières minutes. Est-ce un effet d’optique de supporter trop supporter ? Il y a eu dans les premières actions, un vrai sentiment de domination orange.

1-0. Évidemment, il fallait pas rater ça ! Il fallait être concentré car ça n’a pas duré. Comme un vol de papillon ou une bulle de savon et puis… Bloup. Plus de franche domination. Saint-Nazaire semble prendre la mesure de Bouguenais. Les quelques avances prises sont vite rattrapées. A chaque fois on sent que le moteur orange est de très bonne qualité mais le carburant ne semble pas être le bon. De très belles phases de jeu et puis des tirs non cadrés, des ballons perdus, une défense pas toujours en place.

Bref, 14-12 à la mi-temps. On se dit que le scénario n’est pas le bon et qu’il faudrait le réécrire.

Dans le vestiaire, c’est clair que le coach à siphonné le réservoir pour changer de carburant. Revoilà la CJB de la première minute. On les retrouve ! On les reconnaît ! C'est bien eux ! Incroyable changement d’histoire.

A mon avis, Saint-Nazaire s’est demandé ce qu’il se passait. Des buts comme s’il en pleuvait.

Y compris Noé (2 buts) le gardien face à un but vide de Saint-Nazaire qui s’obstine bizarrement – et inutilement – en fin de match à jouer sans gardien, en supériorité numérique. Une défense orange de fer. Quatre buts encaissés !!!

Voilà, c’était l’histoire d’un match brouillon et étrange mais à la fin, ce sont nos guerriers qui emportent la mise, haut la main !

RV