Une victoire au goût amer

Pornic - Bouguenais : 17-23 (-14F2)

Bon ben, on a gagné ! c’est à peu près sur cette tonalité que nos joueuses de -14 F2 ont terminé leur match, ce samedi à Pornic.

Tristesse, pleurs, réflexions réciproques et déception. Voilà ce qui pourrait résumer la prestation des filles.

Gagner et être déçu ! n’y a-t-il pas un paradoxe ? dès le début du match, les choses s’engagent mal. Ou plutôt les filles s’engagent mal. On a l’impression d’être revenu au mois d’octobre ou novembre. Chacune sur sa position, à attendre le ballon. Et enfin, lorsque celui-ci arrive dans les mains, on déclenche les 3 pas et on tire…. « Oups râté ! ». Alors forcément, on râle parce qu’on est frustré, on se critique. Et le bilan n’est pas très positif.

Une mise au point s’impose. Quelque part, sans aller chercher très loin, il suffit de regarder les autres. Et pourquoi pas de s’en inspirer, surtout lorsqu’on débute. Quand on est licencié à la CJB on dispose d’une quantité de sources d’inspiration. De nombreuses équipes nous proposent des matchs intéressants, chacun sa tactique, sa méthode, mais, quand on assiste à quelques matchs de hand, quel que soit le niveau des joueurs, quel que soit leur âge, un point commun : on entend les coachs répéter sans cesse : « du mouvement ! ». Et si une des solutions était là : du mouvement.

Et oui les filles. Le mouvement est une des clés : petite démonstration non scientifique : en bougeant, on gène l’adversaire, voire même on représente un danger potentiel pour lui car il croit qu’on va aller marquer. Son instinct de défense (si, si, certaines joueuses l’ont !) le pousse donc à se déplacer pour nous suivre. En se déplaçant pour suivre l’attaquante menaçante, le défenseur libère donc un espace qu’on appelle « intervalle ». Et cet intervalle constitue une ouverture par laquelle une autre attaquante peut passer. Lancée vers le but, l’attaquante a moins de risque d’être arrêtée par la défense, sauf en étant touchée sur le côté ou dans le dos, et là, elle obtiendra une faute ! CQFD !

Bien évidemment, cette solution requiert quelques conditions : d’abord un minimum d’investissement de la part des membres de l’équipe, ensuite comprendre qu’au hand-ball, le sacrifice de l’une peut permettre à l’autre de marquer. Enfin, le hand-ball étant un sport de contact, il peut arriver qu’on prenne quelques coups en attaque ou qu’on touche l’adversaire pour le bloquer lorsqu’on défend.

Si ces principes de bases du hand-ball ne sont pas intégrés, la progression sera limitée. Alors les filles, c’est quand vous voulez !

Pour votre plaisir, comme pour celui des adversaires et celui des coachs et spectateurs qui vous suivent, vous soutiennent et vous encouragent, osez vous remettre en question individuellement avant de vous dénigrer, et cherchez à progresser pour aller de l’avant.

LN